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Tour de Californie : Sagan - Alaphilippe, duel sans frontière

Tour de Californie :
Sagan - Alaphilippe, duel sans frontière 
Du 10 au 17 mai dernier se courrait l’ « AMGEN Tour of California », communément appelé Tour de Californie. Retour sur la 10e édition d’une épreuve américaine en quête d’identité, dont le suspense fut haletant et qui vit Peter Sagan triompher de Julian Alaphilippe.

En 2005, Lance Armstrong remporte son septième Tour de France, avec une absolue aisance (il sera plus tard destitué de toutes ses couronnes). Dans le « Top 10 », l’accompagnent également Levi Leipheimer (alors 6e) et Floyd Landis (9e), en deuxième rideau, figurent George Hincapie (fidèle lieutenant de LA, 14e) et Bobby Julich (17e, équipier de luxe d’Ivan Basso, dauphin du Texan). L’Amérique (USA) s’impose de plus en plus comme une place forte mondiale des courses à étapes.

Ainsi, alors que cette même année, les circuits World Tour (Pro Tour à l’époque) et continentaux sont créés, les Etats Unis – qui représentent en sus un marché potentiellement florissant – se doivent d’abriter une course de référence, en la matière, au sein de l’UCI America Tour*. Pour toutes ces raisons, sportives, économiques, « de prestige » etc., le Tour de Californie voit le jour en 2006.

Février ? Mai ? Un positionnement stratégique

Il est initialement programmé en Février, en amont des grands rendez-vous européens, à une période où il peut potentiellement attirer de grands noms, certes en méforme, mais habituellement réservée aux courses de seconde zone. De 2006 à 2009, il reste une propriété américaine (un titre pour Landis, trois pour Leipheimer) et s’ouvre petit-à-petit aux hautes cimes. La poursuite de cette évolution, le voit rentrer en concurrence avec un Géant nommé Giro. Volonté assumée, pari risqué.

En effet, à partir de 2010, le Tour de Californie se déroule au mois de mai, avec pour but de devenir un rendez-vous incontournable du calendrier mondial. Depuis, et jusqu’à cette saison, il avait sacré alternativement des coureurs étrangers et des coursiers de la bannière étoilée, symbole de cette ouverture internationale.  Aujourd’hui, classé « 2.HC » (meilleur niveau hors-World Tour) comme le Tour du Colorado, inauguré en 2011, il permet la découverte de certains espoirs du Nouveau Monde (Lawson Craddock, Joe Dombrowski, côté US, Darwin Atapuma, Janier Acevedo, côté colombien), ainsi que d’autres contrées (Leopold König), et voit son intérêt médiatique décuplé par la participation de plusieurs stars de la Petite Reine : Wiggins l’an passé, Sagan depuis cinq ans   (d’abord dans le costume de révélation) sans discontinuité.

Entre exalter les forts potentiels nationaux et attirer les ténors du vélo (deux stratégies qui ne se caractérisent pas nécessairement par leur incompatibilité), l’AMGEN Tour of California est tiraillé. Vers quel pôle tendait-il cette année ?

Peu de grimpeurs au départ de ce millésime 2015

Relativement peu pourvu en têtes d’affiche notoires, notamment du côté des escaladeurs, porté par un duel explosif entre Cavendish et Sagan, caractérisé par un faible contingent de coureurs étendards de son pays (aux absences de Tejay van Garderen et Taylor Phinney, s’ajoutant rapidement l’abandon d’Andrew Talansky), ce 10e opus du Tour de Californie n’a pas concurrencé croissement le Tour d’Italie, en terme de casting... mais a offert un beau spectacle et un dénouement plein de suspense, ô combien surprenant.

Comme prévu, l’affrontement entre deux des plus grandes stars de l’emballage final – derniers lauréats en date du maillot vert du TDF – a été l’une des attractions de la compétition... avant que l’un des deux larrons ne se trouve un autre compagnon de joute, dans des circonstances différentes.

1 – Mark Cavendish, impérial

Pour le premier round, Peter Sagan est plutôt bien placé aux 500 mètres ... mais, remonté aux avant-postes un peu trop tôt, il se fait tasser par Guillaume Boivin, son ancien coéquipier, et ne peut prendre la roue du grand favori du jour, Mark Cavendish. Ralenti et doublé par John Murphy, le polyvalent Peter part de trop loin pour jouer la victoire. D’un bel effort il obtient la 2e place de l’étape, mais « le Cav », ainsi déposé à moins de 200 m  de la ligne, est sans rival (voir illustration sur le montage vidéo suivant).

https://www.youtube.com/watch?v=-NqPVM_qM_Y

 La revanche sera-t-elle plus indécise ?

2 - « The Man of Man », moins royal

Deuxième acte, la Tinkoff-Saxo de l'épatant slovaque tente de prendre la course à son compte, par l’intermédiaire de Daniele Bennati dans le dernier kilomètre, mais aucune formation n’a réussi à véritablement dompter le peloton : le sprint est décousu. Wouter Wippert, prometteur Néerlandais (qui a levé les bras sur le Tour Down Under), l’aborde en tête, tandis que Cavendish et Sagan tentent de le remonter, chacun de leur côté. Le coureur britannique s’impose pour quelques centimètres.

http://video.eurosport.fr/cyclisme/tour-de-californie/2015/cavendish-refait-le-coup_vid371092/video.shtml

Son succès, moins limpide, s’avère être un motif d’espoir pour son rival, qui trouvera dans les jours à venir un terrain plus propice à l’exposition de son pluriel talent.

3 - Toms Skujiņš, en baroudeur, nouveau leader

Le profil de la 3e étape, plus escarpé que celui des deux premières, a en effet raison des ambitions de victoire de Cavendish... mais celles de Sagan se heurtent cette fois au scénario de la course. Débarrassé de l’encombrant « Manx Express » (bien au chaud dans le gruppetto), le Slovaque ne sprinte que pour la deuxième place, devancé par Toms Skujiņš. Ce dernier, jeune coureur letton (23 ans), rescapé d’une échappée dont il a su s’extraire dans le final, remporte l’étape et se vêt de la tenue de leader du classement général.

Dans la roue du triple second, Julian Alaphilippe (3e) montre qu’il est encore compétitif, après sa « semaine ardennaise » aussi bluffante que frustrante, alors que la première sélection qui s’est opérée, n’a éliminé aucun des candidats déclarés au titre (liste qui ne comprend plus Talansky et Warren Barguil, déjà contraints de se retirer auparavant). Ainsi, Janez Brajkovic, Haimar Zubeldia, Robert Gesink, les Américains Lawson Craddock et Joe Dombrowski ou encore la doublette-SKY, Sergio Henao – Peter Kennaugh répondent tous présent. Seul Laurens Ten Dam déçoit (à 7min25 du vainqueur), mais il n’était pas la carte majeure de son équipe, la Lotto NL-Jumbo  misant sur Gesink.

4 - Peter Sagan, maître es pilotage

La 4e étape est dessinée pour lui : cette fois, le trublion slovaque ne se rate pas ! Dans le faux-plat montant qui mène à la ligne d’arrivée, il s’impose avec une grande facilité, profitant de son excellent placement (c’est au tour de Cavendish, 3e, de payer un positionnement hasardeux) dû à ses grandes qualités de « pilote ». En effet, vue de cette caméra embarquée (sur le vélo de Graeme Brown, membre de l’équipe Drapac), la manœuvre de Sagan, lorsqu’il prend la corde pour aborder le dernier virage devant Farrar, est impressionnante. Voir vidéo (1).

C’est sa deuxième victoire de la saison, ce dont beaucoup de coureurs se targueraient, mais ce qui traduit un début de saison décevant, compte tenu de son standing. Officiera-t-elle comme déclic ? De quoi augure-t-elle sur ce Tour de Californie ? Dès le cinquième chapitre de l’épreuve, le sprinteur de l’équipe Etixx - Quick Step jouira d’un terrain à sa convenance et tentera de remettre les pendules à l’heure.

5 - « Le Cav » reprend la main

Alors qu’une chaleur de plomb règne souvent sur la compétition californienne qui, globalement, est souvent fortement impactée par les conditions atmosphériques (température, humidité ?) et  géographiques (altitude), cette année, la fraicheur est de mise (vingtaine de degrés seulement) et, ce jour, ce sont des trombes d’eau qui s’abattent sur les coureurs.

Sous cette pluie diluvienne, se joue un scénario classique. L’échappée est annihilée, c’est au sprint que le vainqueur sera désigné. Le peloton est assez désorganisé et comme lors du premier mano-a-mano entre les deux hommes, Sagan (3e) n’est pas dans la roue de Cavendish, au moment opportun. Ce dernier confirme sa suprématie sur les lignes droites dénuées de tout dénivelé en gagnant devant Zico Waeytens.

http://video.eurosport.fr/cyclisme/tour-de-californie/2015/tour-de-californie-mark-cavendish-emporte-la-5e-etape_vid371523/video.shtml

6 - « Tourminator » au pouvoir

Au menu de cette sixième étape, un contre-la-montre de 24.2 km, censé modifier le nom des acteurs principaux, représentant le début des hostilités entre prétendants à la victoire finale. Seulement, les aléas climatiques précédemment évoqués amènent les organisateurs à « aplanir » et réduire le parcours, l’amputant de près d’une quinzaine de kilomètres. Or, ce format allégé convient bien à deux coureurs en grande condition, déjà sur le devant de la scène les journées précédentes : Peter Sagan, toujours lui, et Julian Alaphilippe.

Le Slovaque, qui avait déjà brillé sur certains prologues (vainqueur de celui du Tour de Suisse 2012, devant Cancellara) frappe un grand coup sur ce court chrono, qu’il remporte avec une belle marge (Jos Van Emden, 2e, est relégué à 15 secondes). Le Français qui accumule les prestigieuses places d’honneur cette saison (2e de la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège, entre autres) complète le podium, et se situe en embuscade au classement général (3e à 45 s), alors dominé par Sagan, juste devant les favoris qui s’en sont le mieux sortis (Henao, 5e à 55s et Gesink  7e à 56s voire Zubeldia 10e à 1min04s).

Certes, la performance des deux puncheurs  est à relativiser – le « Top 10 » de cette étape, peuplé de grimpeurs, rappelant la faible présence de spécialistes de l’effort solitaire – mais elle présage bel et bien d’une fantastique explication.

7 (1) - SKY prend le contrôle des opérations  

L’étape-reine de ce 10e Tour de Californie, très « nerveuse » (seulement 129 km, mais sans la moindre vallée pour répit), se conclut par une montée finale de dix bornes, a priori  rédhibitoire pour le porteur du maillot de leader. Cependant, son avance, ainsi que la présence d’Alaphilippe, sont prises au sérieux par la formation SKY, dévouée à Henao. Dans les quarante derniers kilomètres, l’équipe britannique se porte en tête et commence à visser. Danny Pate puis Christian Knees essorent le peloton... mais alors qu’il ne compte plus qu’une petite cinquantaine d’unités, Sagan reste impassible, oscillant entre la dixième et la quinzième position de celui-ci. Alaphilippe, lui non plus, ne semble pas en difficulté.

Ainsi au pied de la dernière difficulté du jour, la plus dure, la tunique jaune et bleue est encore au contact des meilleurs grimpeurs. Compte tenu de la minute de marge dont il bénéficie le Slovaque devient un vrai danger, aux yeux de ceux qui lorgnent sur le sacre.

Il ne reste plus que huit kilomètres à parcourir et le groupe de costaud se réduit comme peau de chagrin. Dans la roue de Gesink, Sagan et « Alaph’ » paraissent sereins, à l’approche des rampes les plus pentues. Depuis quelques minutes, c’est Ian Boswell qui a pris le relai pour poursuivre l’écrémage, ce qu’il fait bien. Seule une dizaine de coureurs parviennent à suivre le rythme et, surprise, c’est Robert Gesink qui craque « le premier » : à 6 km du but, il perd le contact avec ce qu’il reste du peloton.

7 (2) - Alaphilippe, toujours plus haut. Sagan, toujours plus fort

Quelques hectomètres plus tard, Henao toise Sagan, qui montre (enfin) quelques signes de faiblesse, et décide de placer une accélération. Seul Alaphilippe est en mesure d’y répondre. Derrière, « Tourminator » ne se met pas dans le rouge, continue de limiter l’écart, à sa main, sans subir les à-coups de ses adversaires. Devant, le duel franco-colombien tourne à l’avantage de la révélation de ce début de saison qui contre et se détache en tête de course.

Plus que 2km avant le sommet du Mont Baldy (1278m), la pépite de la formation Etixx - Quick Step devance Henao de 10s, tandis que Dombrowski, Boswell et Zoidl sont intercalés entre les deux hommes qui mènent la danse et Peter Sagan, pointé à une demi-minute. La différence s’accroit. 

Alaphilippe s’impose en solitaire et s’empare du leadership... pour seulement 2 secondes, la dernière borne ayant permis à Sagan de finir fort. Sur les talons du fantastique coursier de la Tinkoff-Saxo, Zubeldia, Gesink, Ten Dam (qui ont tous déjà terminé au moins un TDF dans les dix premiers du classement général) sont autant d’escaladeurs émérites qui se contentent d’accessits.

La dernière étape sera passionnante ! Cavendish, protagoniste des premiers jours, pourrait endosser le rôle d’équipier en devenant un allié de taille pour Alaphilippe, qui reste sous la menace de Sagan... dont la pointe de vitesse offre des perspectives de « bonifications ». 

8 - Remember 2011, bis repetita pour le Slovaque

Sagan avait déjà été confronté à une situation semblable, il y a quatre ans, sur le Tour de Pologne. Il y avait entamé l’avant-dernière étape, avec une première place à défendre. Sur un parcours accidenté, il avait su répondre à toutes les attaques... jusqu’aux 500 derniers mètres, où Dan Martin, tenant du titre, finissait par le faire exploser. L’Irlandais coupait la ligne en premier et prenait le maillot.

https://www.youtube.com/watch?v=XPptFJC0aVw

Le prodige de 21 ans, alors devancé de 3s (comme Marco Marcato) devait figurer dans les trois premiers de l’épilogue de cette compétition, et devant ce dernier, pour l’inscrire à son palmarès. C’est ce qu’il fit, brillamment, terminant deuxième derrière l’intouchable Kittel, mais faisant mieux qu’Haussler (4e), le bras armé de Martin, et Marcato (5e).
www.youtube.com/watch
Saura-t-il soumettre le Tour de Californie 2015, à un scénario similaire ?

Au sprint intermédiaire, 1, 2 et 3 secondes dites « de bonification » sont en jeu, alors que l’arrivée en offre 10, 6 et 4 aux coureurs présents sur le podium. La Tinkoff-Saxo verrouille la course, dans l’espoir de permettre à Sagan de refaire (au moins une partie de) son retard, en cours d’étape. Elle s’y emploie efficacement et, pour cette répétition grandeur nature, Cavendish, qui a produit son effort très tôt, bat le Slovaque pour quelques millimètres. Alaphilippe prend la 3e place... et ne compte donc plus qu’une seconde de marge sur son plus dangereux assaillant.

Une échappée se développe dans la deuxième partie de la course, mais UnitedHealthcare pour John Murphy et Drapac pour Wouter Wippert (deux sprinteurs n’ayant décroché aucun bouquet) viennent porter main forte à la formation Tinkoff-Saxo : l’explication finale tant espérée par Sagan, aura bien lieu. A l’issue de celle-ci, Mark Cavendish confirme sa suprématie

Ce nouveau succès du « Cav », s’avèrera-t-il suffisant pour que son coéquipier conserve son rang de numéro 1 au classement général ? La tension est à son comble, car Sagan doit être départagé à la photo-finish, avec Tyler Farrar... pour l’attribution de la 3e place. Celle-ci lui revient finalement, au prix d’un jeté de vélo rageur, pour 3 secondes (et quelques millimètres).

Le trublion slovaque peut célébrer, en wheeling, la victoire la plus stupéfiante de sa jeune (mais déjà bien remplie) carrière. 
video.eurosport.fr/cyclisme/tour-de-californie/2015/video-sagan-remporte-le-tour-de-californie-au-finish_vid371959/video.shtml

Pour MTN-Qhubeka, la disette continue

De son côté, la fusée britannique a rempli son contrat et parachevé son festival individuel (4 victoires d’étapes)... marquant également, par rebond, le prolongement du fiasco MTN-Qhubeka.

En effet, la formation sud-africaine alignait quatre sprinteurs majeurs : Farrar, donc, (vainqueur d’étape sur les trois GT), Théo Bos (pistard reconverti, à l’excellente pointe de vitesse), Matthew Goss et Gerald Ciolek (tous deux vainqueurs de Milan San Remo, respectivement en 2011 et 2013) et elle n’a pas fait mieux que la 4e position de son finisseur américain, en guise de conclusion. Dans la même veine, au rayon des déceptions, Trek Factory Racing ne réalise aucun « Top3 » malgré deux belles cartes en main pour peser sur les sprints massifs (Jasper Stuyven, Danny van Poppel).

Peter Sagan remporte donc ce 10e Tour de Californie, dont il est recordman de victoires d’étapes (13), échouant par contre à la 2e place au classement par points... qu’il glanait depuis 2010. L’excellence ne laisse que peu de latitude aux progrès sans concessions.

Chacun à leur manière, Julian Alaphilippe et Peter Sagan ont marqué de leur empreinte ce 10e Tour de Californie, confirmant l’étendue des perspectives qui s’offrent à eux.

Duo exceptionnel en tout point ? Ou miroir de demain ?

Mais au-delà de leur immense potentiel, et de leurs performances remarquables, peut-on interpréter cette impressionnante capacité à s’illustrer à la fois dans les montagnes et lors des arrivées groupées, en passant par les terrains escarpés, comme le symbole des prémisses d’une tendance à plus grande échelle ?

Une tendance qui pourrait également se traduire par la palette multifonction de Sir Bradley Wiggins (gagnant un sprint sur le Tour de Romandie 2012, puis le TDF la même année, avant de terminer 9e de Paris-Roubaix en 2014), par les styles offensifs des pourtant rapides Degenkolb et Kristoff, lorsqu’ils enfilent leurs habits de classicman, par les opportunités qui s’offrent à Michael Matthews, quand il gravit les monts avec légèreté, avant de briller dans la ligne droite finale, par les facultés variées du jeune Michal Kwiatkowski (champion du monde en titre) ou encore par celles de l’inoxydable Alejandro Valverde etc.  

Le cyclisme a évolué, faisant de sa mondialisation un facteur de standardisation, chaque nation s’ouvrant à lui par la spécialisation. (2) Maintenant que tend à plafonner sa crise de croissance, le vélo est-il à l’heure du retour en grâce de la polyvalence ?

Farvacque Simon

* Ensemble de courses cyclistes en Amérique du Nord et Amérique du Sud

(1) https://www.facebook.com/AmgenTourofCalifornia/videos/10152919356682428/?type=1&theater

(2) http://yourzone.beinsports.fr/cyclisme-entre-paris-roubaix-et-le-tour-un-symptomatique-desamour-9942/

Autres sources :

http://www.francetvsport.fr/peter-sagan-plus-vite-que-cancellara-104745

http://www.velowire.com/calendriercyclisteUCI/course/2350/amgen-tour-of-california.html

http://www.lequipe.fr/Cyclisme/CyclismeResultat3403_12374_ETAPE.html

Publié le 18/05/2015