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Kevin Durant aux Warriors : bonne ou mauvaise nouvelle pour la NBA ?

L’arrivée de Kevin Durant au sein de l’effectif des Golden State Warriors, hors de sa « zone de confort », cela vous dit quelque chose ? Pour ne pas en avoir entendu parler cet été, il faut : 1) vivre sur une autre planète, 2) exprimer un désintérêt absolu pour le basket américain. Pour certains, c’est une catastrophe. Pour d’autres, c’est une bénédiction. Mais pour la NBA… c’est quoi ? Instant schizophrénie. 

Mauvaise nouvelle : Titre assuré pour les Warriors

Kevin Durant aux Warriors, cela va tuer la NBA. Car associer les deux derniers MVP (Durant 2014, Stephen Curry 2015 et 2016) au sein d’une franchise qui vient de réaliser le meilleur bilan de l’histoire (73-9) n’a aucun sens. Autant offrir le titre à Golden State avant même que la saison ne débute… parce que, en plus, les deux superstars ne seront pas seules. Avec la gâchette Klay Thompson au poste 2 (42% à 3 points en carrière), l’energizer Draymond Green au poste 4 (15.4 points et 9.9 rebonds de moyenne en Playoffs la saison passée), l’Oracle Arena sera imprenable. Le record de la précédente saison régulière ne va peut-être pas tomber, mais dès que les Warriors se mettront en marche en phase finale, personne ne pourra les arrêter, surtout que le départ de Durant affaiblit le Thunder d’OKC, (ex-)potentiel rival de Golden State à l’Ouest. Cette concentration de talents est une hérésie contre laquelle la NBA - ligue fermée qui se doit de garantir son intérêt compétitif via un système d’autorégulation (draft, salary cap, salary floor) - n’a pas su se prémunir.

Bonne nouvelle : Perspective d’un triptyque inédit

Kevin Durant aux Warriors, c’est parfait pour la NBA. Non, cela ne réduit pas son intérêt, au contraire. Les Warriors, certes auréolés du record de la meilleure saison régulière de l’histoire (73-9), ne sont que… les challengers cette année. Le champion, c’est Cleveland. Le King, c’est LeBron James. Voir Golden State se renforcer pour tenter de reconquérir son titre (les Warriors ont été sacrés en 2015), c’est la promesse d’un duel mythique. Jamais la NBA n’a présenté trois fois de suite la même affiche en guise d’épilogue, même dans les années -60, quand seuls les Lakers arrivaient à titiller les Celtics. C’est pour cette fois et l’affrontement sera grandiose. Les Cavs répondront au défi de Warriors qui, bien qu’encore plus impressionnants sur le papier, n’ont toujours pas réglé leur problème majeur. Ce qu’il manque à Golden State pour être intouchable (en Playoffs), c’est un pivot dominant. Et, cette saison encore, les joueurs d’Oakland ne l’ont pas. Le départ d’Andrew Bogut (« compensé » par les arrivées de Zaza Pachulia et de l’ailier fort David West) pourrait même leur coûter cher. Le suspense reste entier.

Simon Farvacque 
Publié le 24.10.2016