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Circuit ATP : 2014 ...

... simple parenthèse ou année de transition ?

Femmes et hommes confondus, l’année 2014 a sacré huit lauréats en huit tournois du GC disputés en simple... depuis 1998 ce n’était jamais arrivé. Si cela fait plusieurs saisons que ces dames nous habituent à élever la glorieuse incertitude du sport au rang d’atout principal du circuit WTA... autant qu’à celui d’incurable défaut (tant cette instabilité chronique est souvent raillée par les observateurs), ces messieurs ont innové en nous offrant un panorama inhabituel _ Cilic et Wawrinka décrochant leur premier sésame en GC*_ et varié comme rarement depuis que le quatuor Federer-Nadal-Djokovic-Murray phagocyte l’ensemble des titres et distinctions décernés par l’ATP. Surprenante, pour certains rafraîchissante, cette année placée sous le sceau de la diversité n’est-elle qu’une parenthèse dans un tennis masculin dont le gotha se caractérise par sa souveraineté ou représente-t-elle les prémices du « putsch » qui guette ses indéboulonnables têtes couronnées. Eléments de réponse.

Maintes et maintes fois annoncés comme les futurs cadors du circuit, les jeunes ambitieux d’aujourd’hui paraissent enfin en capacité de reprendre la main demain... ou en tout cas d’y aspirer et de l’assumer sans provoquer des sourires amusés. Mais si Raonic, Nishikori ou autre Dimitrov (tous moins de 25 ans) montent significativement en grade, cette dite-main, c’est pour l’instant le Djoker (27 ans) qui la garde et présente bien des atouts pour la conserver. Il vient de le prouver.

Un Masters en guise de rappel à l’ordre : le Djoker est de retour aux affaires

Serena Williams et Novak Djokovic [1er], les deux actuels patrons du tennis mondial, ont en effet tous deux justifié (voire validé pour le second cité) leur statut de numéro 1 à l’occasion du tournoi qui clôture la saison. Une saison 2014 qui se caractérise _ à travers le prisme des GC _ par une instable hiérarchie : l’Américaine et le Serbe sont ainsi les deux uniques joueurs à cumuler deux titres dits « majeurs » (US Open pour l’une et Wimbledon pour l’autre, en plus du Masters). Plus fort encore, en remportant son troisième « Tournoi des Maîtres » d’affilée, Djoko a réussi une performance inédite depuis 27 ans (Lendl fut le dernier auteur d’un même triplé entre 1986 et 1987) et envoyé un signal fort à l’ensemble des challengers qui souhaitent le faire tomber de son piédestal : la récréation est terminée.

Si mariage et paternité ont émaillé son année, loin d’être sa plus aboutie raquette en main, apportant à son quotidien autant de bonheur que de distractions, il semble avoir retrouvé une partie de son implacable concentration. S’il redevient aussi stratosphérique qu’en 2011 [92% de matchs remportés (70/76), 10 titres dont 3 du GC] lorsque son cosmic tennis le rendait quasiment intouchable... la relève attendra.

Mais le danger, pour lui, ne viendra pas forcément des jeunes pousses. Ainsi, handicapé par une récurrente blessure au dos, Roger Federer ne lui a pas disputé le sacre à Londres (Masters) mais lui a causé du fil à retordre quelques mois plus tôt, déjà dans la capitale anglaise, en finale de Wimbledon. L’artiste suisse a démontré qu’il n’avait pas tiré une croix sur un trône qui fut si longtemps sa propriété. Quels tours de magie nous réserve-t-il pour 2015 ?

Federer, rêve olympique en toile de fond

Alors qu’il vient d’ajouter un certain Saladier d’Argent à la ribambelle de trophées qui participent à faire de lui l’une des Légendes de son sport, l’objectif « Rio 2016 » s’impose à lui comme l’un de ses derniers défis. Le titre olympique (en simple) qu’il espère y décrocher _ et qui lui manque pour l’instant_  pourrait venir parachever sa magnifique carrière... mais d’ici là, entre décompression et préparation sera-t-il au top durant les prochains mois ?

La question reste en suspens, mais l’orgueil et la fierté du champion semblent le prémunir d’une saison blanche. De plus, l’éventuel relâchement (inconscient), inhérent au sentiment de devoir accompli, pourrait s’avérer aussi bénéfique pour son jeu qu’inquiétant pour ses adversaires. Cette année encore, il faudra compter sur Federer [2e] (33 ans).

Deux des plus éminents membres de l’élite du tennis mondial de ces dernières saisons s’apprêtent donc à attaquer la nouvelle année dans une dynamique positive. Qu’en est-il de l’un de leurs plus grands rivaux, qui complète l’actuel podium du classement ATP : le Matador de Manacor ?

Nadal, le questionnement permanent

Le sempiternel refrain entonné au sujet de Rafa Nadal [3e] _ régulièrement éloigné des courts depuis Wimbledon _ et des risques physiologiques qu’inclut son jeu à haute intensité a de beaux jours devant lui. Toujours annoncé sur le déclin, aussi dangereux quand il est « mal en point » que lorsque pour ses articulations : tout va bien... l’Espagnol, âgé de 28 ans, alterne les périodes d’indisponibilité et d’hégémonie incontestée, depuis quelques années, avec une facilité qui inspire la perplexité.

Si cette capacité peut imposer le respect comme semer le doute, une chose est sûre : impossible d’enterrer le phénix ibérique qui, au sein de sa carrière, depuis peu branchée sur courant alternatif, conserve un fil rouge quasiment impossible à rompre d’un coup de raquette : celui qui consiste à  le voir triompher à Roland Garros.

Neuf titres en dix éditions disputées, la statistique n’impressionne pas autant que l’aisance avec laquelle il réitère annuellement sa partition quasi-parfaite. Lors de son dernier sacre, son écrasante victoire sur Andy Murray (6-3, 6-2, 6-1), en demi-finale, fut l’un des symboles de cette ultra-domination… cependant, depuis de longs mois, l’Ecossais n’est plus le redoutable adversaire qu’il a été. Peut-il le redevenir ou n’est-il qu’un héros du passé ?

Murray, face à la complexité du « peut-on être et avoir été ? »  

Si longtemps tapi dans l’ombre des trois monuments que sont Federer, Nadal et Djokovic, Murray  [6e] (27 ans) a connu ses heures de gloire en 2012 et 2013 (en glanant successivement Or olympique, US Open et Wimbledon). Depuis il ne rencontre, presque, plus que des déboires et sa présence dans le dernier carré du GC français était sa seule incursion à ce niveau de compétition en 2014.

Cependant, il n’a jamais été éliminé avant les quarts de finale sur l’ensemble des tournois du GC de l’année et reste donc à l’affut des meilleurs. Sa collaboration avec Amélie Mauresmo, certes peu fructueuse pour l’instant, va se prolonger… lui permettra-telle de renouer avec  ses exploits passé ?

Deux autres joueurs _ Marin Cilic et Stanislas Wawrinka _ qui, tout comme lui, auront eu besoin de nombreuses tentatives avant de transformer l’essai d’un très bon niveau de jeu en victoire en GC devront gérer, cette année, la complexe période post-sacrement.

 Le second nommé devra même assumer le poids d’une performance historique.

Wawrinka, lente maturation, express consécration

Du jamais vu. Stan the (only) man  est devenu le premier homme à perdre sa virginité en Masters 1000, intégrer la caste des vainqueurs de GC et soulever son premier Saladier d’Argent durant la même saison. Qui plus est, c’est à 29 ans qu’il confirme enfin son talent : celui qui allait jadis de revers (décevants) en revers (gagnants) est devenu un véritable crack sur le tard.

Son changement de dimension est spectaculaire, son couac Porte d’Auteuil (éliminé d’entrée à Roland Garros) s’imposant comme la seule ombre au tableau de sa superbe saison. Outre son Open d’Australie impressionnant (avec notamment un quart de finale mémorable, remporté face à Djokovic sur le score de 2-6, 6-4, 6-2, 3-6, 9-7), il a porté l’équipe helvète à bout de bras durant la finale de la Coupe Davis (deux victoires en deux matchs à enjeu), s’offrant le luxe de laisser le soin à Federer de porter l’estocade en triomphant de Richard Gasquet. 

Wawrinka [4e] fait donc paradoxalement parti des candidats au changement, au renversement de l’ordre établi, alors qu’il s’adresse en aîné à trois des cadors qu’il ambitionne de déloger (Murray, Nadal et Djokovic) et parmi lesquels il s’est déjà intercalé. Ambition qu’il partage certainement avec Marin Cilic, héros de Flushing Meadows.

Cilic, syndrome Del Potro ... ou déclic ?

Sa demi-finale était un chef-d’œuvre de maîtrise, une indécente démonstration de force, une véritable torture pour tous les inconditionnels du Maestro qu’il a balayé à grands coups de boutoir. A l’US Open, Marin Cilic [9e] (26 ans) fut impérial.

Sa victoire finale, qui plus est assortie du symbolique succès face à Federer, rappelle celle de Juan Martin Del Potro, en 2009, lorsque ce dernier avait également connu son premier succès en GC en terres new-yorkaise (battant le Suisse en finale, alors quintuple tenant du titre). Depuis, il court toujours après le deuxième et n’est pas épargné par les coups du sort (moultes blessures émaillent son chaotique parcours depuis ce titre.).

Ces quinze jours de grâce resteront–ils un exploit isolé ou seront-ils l’acte fondateur d’une grande carrière pour Marin Cilic ? Si son potentiel est indéniable… est-il vraiment celui d’un grand ? En effet, la concurrence est rude et sa palette technique paraît limitée vis-à-vis de certains de ses concurrents. Par exemple, et dans un tout autre style, son ultime victime sur les courts de l’US Open est également un légitime postulant aux tous premiers rangs de l’ATP.

Nishikori, superstar en son pays … et au-delà de celui-ci ?

98e, 25e, 19e, 17e, 5e : le classement ATP du Japonais Kei Nishikori (à la fin des cinq dernières saisons, dans l’ordre) traduit une progression assez classique : d’abord ultra-rapide lorsque les rangs à gagner sont occupés par des joueurs valeureux mais manquant du soupçon de talent nécessaire à aspirer à mieux, ralentie quand les places sont alors plus « chères » entre membres de l’antichambre de l’élite mondiale puis à nouveau accélérée lorsqu’approche l’heure de la maturité.

A l’image de Na Li pionnière du tennis chinois, Nishikori (24 ans) est adulé au Japon, pays qui, avant lui, n’avait jamais vu l’un des siens intégrer le Top 10 du classement ATP. Redoutable jeu en cadence, habileté à contrer _ qui rappelle celle de Lleyton Hewitt _ et infatigable capacité à couvrir les quatre coins de son terrain sont autant d’arguments qui plaident en faveur du Nippon. Mais si toutes ces qualités en font d’ores et déjà un « très bon », elles ne le destinent pas automatiquement à devenir un champion. Avec plus de titres (4) cette saison que sur le reste de sa carrière (7 au total) il a déjà franchi un cap mais il lui reste une marche à gravir pour rejoindre ses illustres adversaires qui forment le trio de tête de l’ATP.

Avec des armes différentes des siennes, d’ailleurs plus proches de celles de Cilic, un autre joueur de sa génération pénètre lui-aussi le gotha du tennis mondial, au sein duquel son entrée est annoncée depuis plusieurs années : Milos Raonic [8e] déploie ses ailes.

Raonic, simple cogneur ou futur grand joueur ?

Le jeu de l’imposant Canadien repose en grande partie sur son service surpuissant… mais derrière ce constat se cache bien d’autres éléments. Ainsi, ranger Raonic dans la case des simples gros serveurs tels que John Isner ou Ivo Karlovic parait inadapté, ne serait-ce qu’au regard des résultats obtenus par les différents protagonistes évoqués (les deux derniers cités n’ayant jamais terminé une saison dans le Top 10 de l’ATP).

Sa force de frappe fait incontestablement de lui un cogneur plus qu’un contreur… mais son jeu de jambe plutôt bon (en tenant compte de son gabarit) et la marge de progression que son jeune âge (23 ans) présage sont autant d’atouts qui laissent penser qu’il a l’étoffe d’un excellent joueur.

Après deux saison aux portes du Top 8 (terminées aux 13e et 11e places) il fait lui aussi un pas de plus vers les sommets. Sommets que Grigor Dimitrov (23 ans) observe d’un peu plus loin… mais sur lesquels il lorgne tout autant.

Dimitrov, l’heure d’exister pour ce qu’il est

Baby-Fed, poulain de Mouratoglu, élu du cœur de Masha … Grigor n’est-il que cela ? S’il veut prouver qu’il peut s’imposer comme un vrai « top player » il va devoir se créer sa propre image et, par exemple, cesser de n’être assimilé qu’à la copie-(non)conforme de l’esthète helvète.

Le changement est en bonne voie. Moins enclin à baisser les bras au moindre obstacle qu’il ne l’a été par le passé, Dimitrov [11e] se découvre un tempérament plus guerrier. Tout en continuant de réserver au public des highlights spectaculaire est-il en train d’acquérir l’esprit de compétiteur qui augurerait pour lui de bien grandes heures ?

Au sortir de sa meilleure saison _ preuve d’une belle progression (288e, 106e, 76e, 48e, 23e... la trajectoire est linéaire) _ cet espoir semble justifié mais ses progrès méritent confirmation. Poursuivra-t-il son ascension ?  Pendant ce temps-là, un autre joueur au fantastique potentiel continue de jouer aux « montagnes russes ». Ernests Gulbis (26 ans) est aussi génial qu’imprévisible.

Gulbis, toujours aussi doué qu’irrégulier

Si le letton [13e], actuellement en délicatesse avec l’une de ses épaules, a plus d’un tour dans son sac… il n’a surtout pas la langue dans sa poche et ce depuis qu’il foule les courts de l’ATP World Tour.

En 2013, il déclare au sujet des têtes d’affiche d’un circuit qu’il juge aseptisé : « Roger (Federer), Rafa (Nadal), Novak (Djokovic) et Murray sont des joueurs ennuyeux » sans trop s’attarder sur le fait que les joueurs évoqués étaient surtout autrement plus performants que lui.

Mais si cette impétuosité assumée s’avère parfois n’être que la traduction de son égo surdimensionné, elle se mue parfois en une implacable vérité : son talent est avéré et lui ouvre les portes des plus beaux succès. Ainsi cette saison, il s’est offert le scalp du Roi Roger, sur le Central de Roland Garros, atteignant ensuite le stade des demi-finales… (Déjà) six ans après son quart surprise durant ce même GC.

Va-t-il rompre avec son habituel manque de régularité et sa fâcheuse tendance à n’être que l’ombre de lui-même pendant de nombreux tournois chaque année… ou compte-t-il nous jouer la même sérénade cette saison, entre vibrants frissons et moroses désillusions ?

Dans le rôle de fougueux adulescent il n’est maintenant plus l’acteur principal. Certains teenagers prennent le relais et cristallisent déjà beaucoup d’attentes.

Kyrgios (19 ans), Coric (18 ans) et Zverev  (17 ans) : futur doré ou buzz démesuré ? 

La pépite australienne, Nick Kyrgios [52e], a brillé sur le gazon londonien (jusqu’en quart) cet été, alors que Borna Coric [91e] et Alexander Zverev [137e] ne se sont fait remarquer qu’à travers les fortes têtes accrochées à leur tableau de chasse, Nadal pour le Croate et Youzhny pour l’Allemand.

Ces trois joueurs, entre autres, sont annoncés comme la relève… mais il est trop tôt pour juger de la véracité de cette supposition. Quelques exemples attestent de la variable réussite des pronostics précipités.    

Au rang des énigmes, David Goffin [22e] (6 titres cette année) a profité du circuit « Challenger » pour refaire parler de lui, après les plusieurs mois très décevants qui avaient succédé à ses premiers bons résultats. Le jeune Belge (24 ans) reprend sa marche en avant.

A celui des déceptions, Bernard Tomic (22 ans) [56e] peine à se montrer à la hauteur de sa réputation naissante et des perspectives glorieuses qu’avait fait naître son quart de finale à Wimbledon, en 2011. Alors qu’à celui des étonnantes révélations, Roberto Bautista Agut (26 ans) décroche la palme en tant que 15e mondial (il était 178e il y a trois ans) pour le moins surprenant mais non moins méritant.
Pour achever de contextualiser les faits d'armes de tous ces jeunes joueurs : rappeler que Nadal, Djokovic et Federer ont remporté leur premier titre du GC à, respectivement, 19, 20 et 22 ans, atténue grandement l'ampleur de leur "précocité".

L’Open d’Australie révélateur parfois trompeur

Enfin, au-delà du fait d’émettre, ou non, le postulat d’une année 2015 synonyme de révolution, par un rapide coup d’œil au taux de renouvellement annuel des finalistes de chaque GC (calculé depuis le début du siècle), on identifie rapidement celui qui sera certainement le plus sujet aux éventuelles surprises : l’Open d’Australie (0,86%). Ce dernier est le seul à n’avoir pas présenté (la moindre fois) la même affiche de clôture deux ans de suite au 3e millénaire. L’US Open (61%), mais surtout Roland Garros et Wimbledon (tous deux 54%) présentant des palmarès un peu plus « prévisibles » et conservant _ quasiment_ en moyenne, un des deux protagonistes de leur scène finale d’une année sur l’autre.

Cette statistique peut s’envisager sous différents angles : le rendez-vous australien sera l’occasion pour les jeunes loups de confirmer leurs progrès ... mais s’il devait être le théâtre de défaillances des meilleurs d’hier et d’exploits de ceux de demain il devra également être relativisé en termes d’hypothèses prospectives. En effet, en tant que premier GC de l’année et donc, comme toujours, tournoi majeur le plus approprié à élever un outsider au rang de vainqueur il peut difficilement être considéré comme révélateur d’une tendance lourde.

Le déclin des héros de la dernière décennie n’est pas encore acté et sur le circuit ATP ne plane que timidement l’ombre de la nouveauté. Ainsi, l’un des plus vaillants prétendants au bouleversement qui pourrait se dessiner, Stanislas Wawrinka, approche déjà la trentaine et n’a plus rien d’un « nouveau-né ». Cependant, le démantèlement relatif de la caste des intouchables_ composée de Federer, Nadal et Djokovic et à laquelle Murray a su, plus épisodiquement, se greffer _ pourrait bien se confirmer.

Alors, la transition générationnelle est-elle prête à s’opérer ?

Farvacque Simon

 

*La dernière trace d’un tel multiple avènement datait de 2003, lorsque Ferrero (RG), Federer (Wimb’) et Roddick (USO) avaient ouvert leur « compteur GC » avec ensuite les fortunes diverses qu’on leur connait.

Sources :

http://www.lequipe.fr/Tennis/TennisPalmaresAUS_F_M.html

http://www.lequipe.fr/Tennis/TennisDetailSaison3153_2011.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Open_d%27Australie_2014

http://www.lequipe.fr/Tennis/atp-classement.html

http://www.welovetennis.fr/atp/67274-gulbis-federer-nadal-djokovic-et-murray-sont-ennuyeux

Publié le 12/12/2014